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Intensification des efforts pour envoyer de l’aide à Gaza touchée par la famine


Tôt mercredi, des témoins ont fait état de bombardements israéliens contre le sud du territoire palestinien assiégé, qui ont coûté la vie à au moins 70 personnes selon le ministère de la Santé du mouvement islamiste Hamas.

Au sixième mois de la guerre entre Israël et le Hamas déclenchée par une attaque sanglante du mouvement palestinien contre le sol israélien, le bilan humain ne cesse de s’alourdir à Gaza avec 31.184 morts en majorité des civils selon le même ministère, et la situation humanitaire ne cesse d’empirer, l’ONU redoutant « une famine généralisée ».

Sans trêve à l’horizon et alors que les aides par voie terrestre sous contrôle d’Israël n’entrent qu’au compte-gouttes à Gaza, plusieurs pays ainsi que l’Union européenne ont décidé des voies alternatives, par mer et air.

Un premier bateau chargé de 200 tonnes de vivres a quitté mardi le port chypriote de Larnaca pour Gaza, empruntant un couloir mis en place par l’UE et plusieurs pays. Ce bateau de l’ONG espagnole Open Arms qui évolue à très petite vitesse se trouvait mercredi à environ 260 km de Gaza, selon le site Vessel Finder.

Chypre, distante d’environ 370 km des côtes du territoire palestinien, a annoncé préparer un deuxième chargement, « bien plus grand ».
 
Outre le « Open Arms », quatre bateaux de l’armée américaine ont quitté mardi les Etats-Unis avec une centaine de soldats et l’équipement nécessaire à la construction d’une jetée et d’un quai à Gaza pour l’acheminement de l’aide d’humanitaire. Le voyage doit prendre 30 jours environ et l’installation sera prête « d’ici 60 jours », selon les autorités américaines.

Pour leur part, plusieurs pays arabes et occidentaux dont les Etats-Unis parachutent quotidiennement depuis une dizaine de jours des repas et des aides médicales sur la bande de Gaza surtout le nord où la situation est particulièrement désespérée.
Le Maroc a lui aussi envoyé 40 tonnes d’aides via l’aéroport de Tel-Aviv au point de passage de Kerem Shalom, entre Israël et Gaza.

Mais les envois par mer ou les parachutages ne peuvent se substituer à la voie terrestre, martèle l’ONU.

« Quand nous étudions les voies alternatives pour apporter de l’aide, par la mer ou par les airs, nous devons nous rappeler que nous devons le faire parce que la voie terrestre habituelle est fermée », a dit Josep Borrell.

« Et le fait d’affamer la population est utilisé comme une arme de guerre », a-t-il déploré.

Selon le ministère de la Santé du Hamas, au moins 27 personnes sont mortes de malnutrition et de déshydratation, en majorité des enfants, dans la bande de Gaza assiégée depuis le 9 octobre par Israël qui y imposait déjà un blocus total depuis la prise de contrôle en 2007 de ce territoire par le Hamas.
 

 
L’armée israélienne a elle annoncé un « projet pilote » qui a permis mardi l’entrée de six camions d’aide du Programme alimentaire mondial (PAM) directement dans le nord de la bande de Gaza, une première.

Mais le PAM estime qu’il faut 300 camions d’aide alimentaire par jour pour répondre aux besoins immenses des quelque 2,4 millions d’habitants dont la grande majorité est menacée de famine d’après l’ONU.

Depuis le début de la guerre, l’aide entre dans Gaza via deux terminaux à la frontière sud d’Israël, venant d’Egypte qui garde sa frontière fermée avec le territoire palestinien.

En dépit des pressions internationales, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est déterminé à poursuivre son offensive contre le Hamas, considéré comme un groupe terroriste par Israël, l’UE et les Etats-Unis.

« Israël remportera cette guerre quoi qu’il en coûte. Et pour gagner cette guerre, Israël doit détruire les derniers bataillons du Hamas à Rafah », où s’entassent 1,5 million de Palestiniens en grande majorité des déplacés par la guerre, a dit M. Netanyahu.

« Nous allons finir le boulot », a ajouté le Premier ministre qui a juré d' »anéantir » le Hamas après l’attaque menée le 7 octobre par des commandos de ce mouvement infiltrés depuis Gaza en Israël.

Face à l’intransigeance israéliennes, les pays médiateurs -Etats-Unis, Qatar, Egypte- n’arrivent pas à arracher un accord de trêve. « Nous ne sommes pas près d’un accord », a reconnu le Qatar.



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